la sensation, irrésistiblement,
de pureté, de sacré, de tellurique
qu’il peut y avoir par moments dans la volupté,
dérange profondément
la plupart des religions
car cela nous dit
que le paradis,
c’est ici-bas, c’est maintenant,
pas dans un au-delà hypothétique,
après la mort
cela nous dit
que dans le délire de nos corps
enflammés par le désir,
il y a quelque chose véritablement de divin,
qui est là, enfoui en nous
qui peut être ressenti par toutes nos fibres
qui n’appartient et n’appartiendra jamais
à aucune église, aucun prêtre, aucun culte
il s’agit juste de se donner, de s’offrir,
tout entièrement
et de recevoir l’autre,
le désir devient alors un autel,
nous devenons alors une offrande,
un partage, un instant
et tout le ciel, toute la terre
et tout ce qu’il y a entre eux,
sont alors de la partie

