#52254
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Participant

ce matin, je ne me lasse pas

de frotter une jambe contre l’autre,

tout lentement, tout lentement,

c’est comme si à leur intérieur

des milliers de tissus soyeux entraient en contact,

se frottaient, s’entremêlaient, s’entrefroissaient

 

mon sexe, lui,

tantôt se raidit, tantôt redevient mou,

est du genre agent contaminant à l’extrême,

répandant ses bonnes ondes à la ronde

 

mon anus, lui,

semble respirer, semble palpiter

dès que j’en approche un doigt ou deux,

un vrai chanteur d’opéra ouvrant les bras

et se mettant à chanter,

s’égosillant comme un volcan

à coups de notes graves

lancées de tous les cotés

 

mes hanches, elles,

parlons-en de ces coquines,

oh comme elles sont emplies de choses capiteuses,

de choses lourdes-légères,

c’est un vrai chaudron à miracles, ces hanches-là,

le moindre de leurs mouvements, le moindre de leurs déplacements,

dégage une telle ivresse dans mon bassin,

cela se répand, monte directement jusqu’à mon cerveau,

c’est feu d’artifice sur feu d’artifice, ces reins-là,

tellement ils sont chargés

 

mon sexe a fini par se répandre en larmes laiteuses de bonheur

qui sont venus s’éparpiller sur mes cuisses, mon bas-ventre,

douce, douce, violence, de la lave, quelques instants,

comme si tout mon intérieur

était aspiré vers l’extérieur par des forces surréelles,

succion divine vers le ciel