je couve mes couilles, mon pénis,
entre les cuisses,
ils s’échangent de la chaleur,
cela se réchauffe entre eux,
un oeuf soyeux, frissonnant,
prend forme
je contracte au hasard
un peu les muscles de la zone,
on va voir ce que cela donne,
mon sexe s’est raidi du coup un peu,
il commence à se dresser,
à relever sa grosse tête rougeaude, violacée
comme une espèce de gros ver dansant,
attiré par la lumière et l’air libre
je serra la hampe à demie durcie entre les cuisses,
la roule un peu pour inspection visuelle attentive du gland,
quel objet étrange, ce sexe,
il me parait, souvent, comme un corps complètement autonome
qui est venu se greffer là en bas
qui n’en fait qu’à sa tête
je joue, je joue avec moi-même,
je fais n’importe quoi,
je suis dans mon bac à sable
avec le désir
fais monter une contraction maintenant,
toutes sortes d’ondes se mettent à courir en bas,
cela tourne fou un peu du coup
je déguste le mix,
chaque cellule de mon bassin semble chargé,
semble avoir son mot à dire dans cette histoire,
mon sexe aussi, il veut parler
et ma prostate et ma peau et tous les muscles du coin,
quelle délicieuse cacophonie de vibrations
non, ce n’est pas vrai,
c’est extrêmement harmonieux, en fait,
malgré toute la sauvagerie qui s’exprime
la volupté est toujours l’expression d’une communion
sauvage mais harmonieuse
entre le corps et l’esprit
mais enfin,
cela peut devenir sacrément endiablé, tournoyant,
déstabilisant mais dans le bon sens,
le sens d’un délire soyeux de tout l’être,
d’un rideau écarlate dans la chair
qui s’entrouvre,
d’un maelstrom de nectar
qui se met à faire la toupie sur la piste

