aux brèves explosions
qui déchiquètent tout un moment sur leur passage,
définitivement, je préfère
cette moultitude de frissons,
en mode majeurement mineur, mineurement majeur,
tout le long de la journée
qu’il y a moyen de faire persister autant qu’on veut
leur gamme sans limites,
leur finesse, leur précision,
on dirait de la ciselure soyeuse,
un moment, dans la chair et l’esprit,
leur variété, leur capacité à se combiner,
à former comme des accords,
à la fois tellement sauvages et harmonieux
le fait qu’ils puissent arriver de toutes parts,
que tout semble pouvoir se mettre à résonner,
le fait que c’est le yin qui se met à chanter,
le fait que c’est le yin qui se met à faire chanter
ondulante, frissonnante, soie,
vagues d’une brève et splendide
communion voluptueuse
entre son corps et son esprit,
bonheur de vibrer

