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Participant

ah ce matin, quels moments sublimes encore,

une bonne heure de jouissance en continu

mais quand j’écris, en continu,

c’est vraiment en continu,

pas une micro-seconde de relâchement

 

enfin, plutot si, de relâchement,

il n’y avait que cela,

cela relâchait à tout va,

ô mon cher corps,

comme tu arrives à me surprendre

jour après jour,

nuit après nuit

 

ce corps est tellement magique,

cela m’a encore été confirmée

de façon tellement incroyablement magistralement

ce matin sous les couvertures

 

par moments, mes gestes, mes mouvements,

mes caresses, mes contractions,

bref, toute mon attitude

semblaient demander à mon corps de ressentir, de vivre

comme si je me faisais l’amour

 

la sensation de pénétration était juste divine,

tellement riche, tellement variée,

tellement, en même temps, puissante, raffinée, fine,

comme je me pâmais, ah comme je me pâmais

et comme tout s’enchaînait, facilement, naturellement

 

à d’autres moments, je semblais juste dire à mon corps,

surprends-moi, emmène-moi quelque part que je ne connais pas

et je me tortillais, je bougeais n’importe comment

et les sensations arrivaient, étonnantes, neuves,

tellement d’un continent inconnu jusqu’ici

 

un rien suffisait, un rien faisait le maximum,

tout me allait comme un gant,

tout me retournait et me retournait encore,

comme c’était beau, comme s’était émouvant

quand la complicité à son corps arrive à ce stade,

il n’y a plus que jouir et encore jouir,

juste d’être là en vie,

avec toute cette merveilleuse mécanique

qui n’en fait qu’à sa tête,

qui vous emmène dans des contrées de volupté

au galop, au petit trot,

comme il vous plaît

 

vous êtes empli par la jouissance,

pas une cellule qui ne participe pas

et cela change constamment,

un flot, un flot massif de plaisir,

il ne reste plus que cela de vous,

sublime courant de la vie,

tout n’est que soie, ici-bas, par moments

et là, il ne vous reste plus qu’à vivre l’extase,

la gouter autant que possible,

s’en imbiber jusqu’à la dernière goutte

 

mais que dis-je, cela ne semble plus finir,

cela semble juste se mettre en pause,

je semble pouvoir reprendre là où je mettais arrêter,

me voilà dans un de ces états,

ô mon cher corps,

le train express est arrivé, le train express est arrivé,

il est entré en gare,

il ne veut plus nous quitter, il ne veut plus nous continuer,

c’est juste parfait, c’est juste parfait,

cela me va totalement