toutes ces envies de me faire prendre,
de sentir une bite bien raide aller et venir en moi,
de me remplir, de me frotter de l’intérieur
quand je suis seul chez moi, dans mon appartement,
mon petit cul bougeant lascivement,
mes mains caressant, caressant,
c’est du toc,
complètement du toc
mais du toc intoxicant,
du toc dégageant massivement de la magie soyeuse
ou bien alors pas?
tout de même pas tout à fait du toc?
serais-je vraiment capable de l’accueillir
s’il se présentait,
si un gourdin dressé tout près de mon petit anus,
se présentait?
va savoir,
je peux l’imaginer aussi dans ma bouche,
le gland turgescent tout contre ma langue,
descendant un peu dans la gorge par moments
provoquant des soubresauts, des hoquètements,
je peux même imaginer son odeur, sa consistance,
je peux imaginer ses mouvements contre mes lèvres
je peux imaginer tant de choses
occasionnant immédiatement un massif fumet de plaisir,
des titillements le long de la colonne vertébrale,
mon petit braquemart à moi, s’en raidissant instantanément
quels incitateurs, quels débaucheurs,
les mots sur la page, l’imagination dans la tête, la peau à l’air libre,
tant de sollicitations, tant de tentations
et puis le désir comme un arbre magnifique
courant partout en moi,
frissonnant de tout la multitude de ses feuilles
au moindre vent
oui, je crois bien que je suis capable de manger à tous les râteliers,
plus jeune, je l’avais déjà fait un peu par curiosité, par provocation
mais la tentation est très forte désormais,
de goûter au plaisir partout où il se trouve,
c’est-à-dire tellement partout, partout, tellement partout partout
il n’y a qu’ laisser parler ses reins,
laisser parler sa peau,
laisser parler sa bouche, laisser parler ses mains,
il n’y a qu’à se laisser parler,
se laisser goûter à la liberté absolue des sens un moment

