cette nuit, à chaque fois que je me retournais dan mon lit,
cela prenait beaucoup beaucoup plus de temps que nécessaire
le mouvement semblait comme un élastique qui s’étirait et encore s’étirait,
le fait est que la volupté se déclenchait, s’en mêlait, à chaque fois,
cela devenait micro-zigzaguant, micro-ondulant, au niveau cellulaire,
se ralentissant de chez ralentissant,
s’épaississant, se densifiant, s’agglutinant, soyeusement,
tout en continuant la progression du changement de position
cela semblait comme un film qui avançait plan par plan,
je tachais de m’installer autant que possible dans chacun d’eux
tout en n’interrompant pas le processus,
ralenti au maximum
le plaisir,
c’est vraiment comme une autre galaxie,
dévidant soudainement dans notre chair
sa litanie voluptueuse,
genre, l’inaccessible étoile
descendant nous faire une brève visite

