je me suis rendu compte que mon sexe
(ce petit chérubin que j’adore,
qu’il soit béni)
était partout en moi désormais,
non plus seulement pendouillant depuis mon bassin
et non seulement cela,
non content d’être omniprésent dans tout mon être,
en plus que d’être ce délicieux petit tuyau
rugueusement, sanguinement, dur, tout vibrant,
quelque part comme vaillamment dressé
constamment vers un ciel intérieur,
il lui a poussé des lèvres humides
capables de s’entrouvrir,
il lui a poussé tout un système de tunnel
et d’accessoires sensibles qui vont avec
oh le plaisir de se sentir empli,
le plaisir de se sentir frotté de l’intérieur,
le plaisir de sentir ses hanches
capable de chanter,
le plaisir de n’être plus qu’une ondulation persistante,
une ondulation soyeuse,
de tout son être,
en même temps
que de se sentir dressé de tout son être,
tout vibrant, tout pénétrant,
tout allant et venant

