debout , au milieu de la pièce,
là où il y a de l’espace libre autour de moi,
où je ne risque pas de me cogner à quelque chose
si je bouge un peu,
je ferme les yeux, je fais le vide
et puis je me laisse aller,
je me mets en mouvement
mécaniquement
les énergies semblent comme des pentes,
plus ou moins douces,
je monte, je descends, dessus
c’est assez planant,
je devais faire des choses assez équivalentes,
il y a une bonne quarantaine d’années
mais là, c’était sous LSD,
alors qu’aujourd’hui, je suis à 100% ma propre dope
des pentes et encore des pentes,
des montagnes russes, entre mes gestes, mes mouvements,
c’est feutré,
même la brusquerie devient feutrée, fluide,
les énergies portent, les énergies emportent,
la légèreté des vagues intérieures
sur roulements à billes
quelque chose d’hypnotique là-dedans,
quel merveilleux mystère, la banalité d’être

