existe-t-on vraiment
en-dehors des moments
où l’on vit des émotions
et des sensations fortes?
je veux dire, ok, on est là,
on fait ceci on fait cela, on fait des tas de choses
mais j’ai souvent l’impression d’avoir
comme mon moteur principal, celui qui compte vraiment,
à l’arrêt
quand je ne suis pas dans ces moments-là
d’être inerte, inutile, creux, pour l’essentiel
quand les vagues de l’émotion ou de la sensation forte,
ne me traversent pas,
ne m’emplissent pas de leur densité,
de leur épaisseur mystérieuse
et par émotions,
j’entends, bien sûr, aussi, la volupté,
les sensations délicieuses et riches de la volupté
on est pour quelques moments dans un autre état
qui semble plus vrai, plus réel,
plus correspondant à quelque chose qui compte ici-bas,
qui nous parle de l’univers,
révèle un peu de notre nature profonde
et quand c’est connecté à un ou une autre
que l’ont vit les émotions,
alors cela devient carrément encore plus magique,
on est comme sur un pont,
on traverse, on passe de l’autre côté,
l’univers entier semble comme empli de rires, de bonds joyeux,
le ciel nous sourit, le soleil nous sourit, les nuages nous caressent

