quelque chose d’hypnotique, de vertigineux
dans tandava,
enfin quelque chose qui y ressemble
et que j’essaie de faire dans mon coin
yeux fermés, debout,
on laisse le corps se mettre en mouvement sur place,
rapidement des abymes s’entrouvrent un instant, se succèdent,
des monts, des vallées, des vagues, des pics, des ondulations,
des tournoiements,
les énergies se sont mises à circuler
il n’y a plus qu’à se laisser porter, emporter, le plus possible,
imaginez un bouchon de liège sur l’eau,
les courants l’entraînent,
peu à peu il se retrouve à zigzaguer, à tournoyer, lentement,
à dévaler des chutes, des cascades, tout en souplesse féline,
le voilà à crapahuter sur des montagnes russes comme un yoyo
mais cela reste toujours très fluide, très sur roulement à billes
jamais désagréable, à aucun instant,
les énergies sont porteuses, les énergies sont transporteuses,
les énergies sont allégeantes,
les énergies prennent en charge
voilà bien la chose,
on est pris en charge par ses énergies intérieures,
ils nous font glisser, nous promènent,
parfois c’est un peu rugueux, brusque
mais toujours libérateur dans l’instant
la chape est levée, les amarres détachées, les fondements sont descellés,
notre coque vogue toute seule,
il n’y a qu’à se laisser faire

