le désir chez moi,
est devenu tellement totalement protéiforme, multiforme,
extravagant, contagieux
les tabous ont sauté, se sont effacés
mais bien sûr, des limites restent,
dans le plus total respect de l’autre et de soi-même
mais à part cela,
il n’y a pas, il n’y a plus, de frontières
cela se manifeste chez moi, surtout,
avec l’éveil du yin,
le féminin en moi,
se manifeste splendidement durant l’action
l’entremêlement du yin et du yang,
n’est pas juste un concept,
quelque chose d’abstrait,
c’est quelque chose qui se ressent physiquement,
oh combien!
vous sentez en vous le couple interagir
et la sensation de se faire l’amour
devient bouleversante,
omniprésente
vous n’êtes plus que cela,
un couple en train de faire l’amour
de tout votre être,
vous êtes aux deux bouts,
vous le vivez dans chacun de vos fibres,
vous sentez l’accouplement, l’union,
vous sentez les deux genres qui ne font plus qu’un,
qui se fondent l’un dans l’autre,
qui se séparent, qui se réunissent, qui se reséparent
le désir, ainsi,
devient tellement ingénieux, tellement inventif
quand il a tous les droits, toutes les entrées possible,
trouve le moyen de se manifester dans les circonstances les plus incongrues,
les plus banales
dans un geste, un mouvement, quelconque,
dans une position, une action triviale du quotidien,
tout notre être a cette face cachée
qui n’est que volupté, qui n’est qu’extase
splendide exploration de la puissance
de la chair et de l’esprit quand ils sont unis,
la connection, le lien, semble de plus en plus là,
le vivre dans l’instant,
l’instant-nectar, l’instant-paradis,
l’instant-foisonnement, l’instant-papillon, l’instant-vie

