en mode yin
quand le féminin a pris les commandes de mon corps,
les génitaux sont un petit paquet
à chiffonner, à malaxer, à presser,
sans relâche
les cuisses sont à la traie,
produisant des giclées et des giclées d’ondes fraîches
bues directement sous la pie
par tout mon être
mais parfois,
régulièrement même,
sous l’effet des frottements, des pressions,
mon sexe s’épaissit, se redresse,
je me sens alors comme une bête de mythologie,
avec en même temps, un dard pointant en l’air
et ma petite fente qui chante dans l’invisible
délicieuse sensation d’androgynie,
mon bassin tout empli du plaisir d’être pénétré
et en même temps,
cette queue toute raide momentanément
qui semble renifler à coups de vibrations
après un orifice où s’enfouir,
un orifice où s’enfoncer,
un orifice où effectuer des va et vient

