quelque chose que j’ai constaté depuis longtemps
mais dont je ne m’expliquais pas encore le pourquoi du comment,
c’est pourquoi j’éprouvais le besoin d’effectuer
des périodes d’abstinence d’éjaculation
(parfois très très longues, la plus longue, plus d’un an)
suivies de périodes durant lesquelles
je ne me retenais absolument pas,
je giclais quasi tous les jours,
parfois même plusieurs fois par jour
et où je jurais où l’on ne m’y reprendrait plus
de pratiquer ce genre d’abstinence
et quand j’étais plongé dans une de ces périodes,
j’en décrivais en long et en large, les avantages
qui sont bien réelles jusqu’à un certain point,
le gain d’énergie au quotidien,
certains types de douleur qui sont sérieusement anesthésiées
grâce à l’accumulation de testostérones,
on devient aussi tellement réceptif, tellement sensitif,
sexuellement, les sensations se décuplent,
s’affinent, s’enrichissent de manière exponentielles au fil des jours,
grâce à la suraccumulation des énergies
des cycles donc
où je passais de l’abstinence totale d’éjaculation
à l’arrosage joyeux et sans retenue
et c’était plus fort que moi,
chaque fois je me jurais que l’on ne m’y reprendrais plus
mais après un certain temps, j’éprouvais le besoin irrésisitible d’y replonger
alors pourquoi?
j’ai seulement compris aujourd’hui après des années comme cela,
en fait, alterner ce type de cycles,
me permet de progresser,
d’avoir toujours plus accès à mes réserves d’énergie
et d’être capable de les mettre en action de manière toujours plus efficace,
sexuellement
mais aussi autrement
ma sensibilité, ma perception, mes sensations, mes émotions, en général
quand je plonge dans un livre, dans un film
et même juste quand je suis face à un autre être humain
ou quand je suis face à la nature où je cherche aussi quelque chose,
j’espère secrètement une sorte de contact avec elle, disons
la nuit aussi,
j’ai décris à quel point mes rêves
devenaient étonnamment puissants et riches,
encore bien plus que d’habitude
car je n’ai jamais eu à me plaindre,
toujours adoré dormir et rêver
mais là, cela devenait d’une richesse et d’une puissance,
j’avais vraiment l’impression de vivre une autre réalité,
d’avoir une seconde vie,
en dormant
mais donc pour en revenir à mon sujet,
bon je suis sans doute un cas extrême,
en ce sens que cela fait des années
que j’ai coupé le pont sexuellement avec d’autres,
que je suis dans un cheminement en solitaire
comme je l’ai déjà expliqué,
les premières années ont été très pauvres, de plus en plus pauvres,
j’étais de plus en plus dans un cul de sac
où la frustration et le manque d’interaction sexuelle, m’étouffaient,
me réduisaient à une pauvre petite chose desséchée,
en manque cruellement,
« les mort de faim » comme ils sont désignés ironiquement par certains
jusqu’au jour où j’ai découvert le plaisir prostatique
puis après le plaisir en mode yin,
là je suis sorti de mon cercueil,
j’ai commencé à progresser et à m’épanouir
et c’est assez rapidement, en fait,
après 6 premiers mois de massage prostatique avec aneros
que j’ai commencé mon premier cycle d’abstinence d’éjaculation
parce que je m’étais rendu compte que c’était particulièrement intéressant
pour ce type de plaisir
d’accumuler les énergies,
d’en avoir en soi en surabondance
et c’est aussi beaucoup plus facile de prolonger une telle période
comme il n’y a aucun contact avec les génitaux,
c’est ainsi que j’ai pu rester pendant un peu plus d’un an
sans éjaculer,
y serais encore sans doute maintenant
s’il y n’y avait pas eu un « accident »,
une fois en hiver, avais pratiqué avec le masseur sous les couvertures,
dans mon excitation , je ne m’étais pas rendu compte
qu’il y avait des frottements de mon pénis contre le textile
et quand on est déjà depuis plus d’un an sans avoir éjaculé,
il suffit de pas grand chose,
quelques effleurements, quelques frottements
et pouf, le coup était parti,
quelques jets laiteux contre les draps
mais bon, plus d’un an en massage prostatique sans éjaculer,
c’étaient des super O quotidiennement,
parfois plusieurs,
j’en ai même eu dès que j’ai enfoncé le masseur en moi,
dès les premières secondes,
c’était parti pour plus de 5 mn de délire somptueux de tout le corps
après deux, trois ans avec le massage 100% prostatique avec masseur,
je suis passé peu à peu au mode yin
que j’ai découvert au fur et à mesure,
j’expérimentai , je découvrais de nouvelles sensations
quand je laisse bouger mon bassin, quand je me caressais,
quand je laisse mon corps s’exprimer sans retenue
il a fallu accepter de se libérer, de se lâcher,
oser le féminin, oser le laisser monter,
oser le laisser prendre les commandes de son corps
et donc j’ai basculé très progressivement
d’un plaisir 100% prostatique à un plaisir en mode yin
où je mélangeais allègrement les ondes venant de la prostate
à celles générées par mes génitaux
et même celles de mon anus quand l’envie me prenait,
d’aller fourrager avec mes doigts derrière dans la divine fente
le basculement a été définitif et radical
quand je n’ai plus exclu mes génitaux de mes séances
mais au contraire,
les ai accueilli à bras ouverts de tout mon corps
mais donc pour en revenir au pourquoi
de l’alternance de périodes d’abstinence d’éjaculation
et de périodes sans ,
j’ai compris que c’était une méthode tout en force,
une méthode certes extrême
mais qui a l’avantage de s’embrayer automatiquement,
qui fonctionne d’elle-même, toute seule,
pour progresser,
pour progresser très sérieusement
on progresse ainsi
parce qu’on recule ses limites toujours un peu plus
grâce à la suraccumulation des énergies en soi,
on devient plus perceptif, notre corps devient plus réactif,
on a toujours plus facilement accès à ses énergies,
on arrive toujours mieux les faire circuler,
à chaque fois qu’on est dans une de ces périodes sans éjaculation
et le truc c’est
et cela je l’ai compris ce matin car hier je suis sorti d’un de ces cycles
où je suis resté abstinent,
cette fois-ci pendant à peu près un mois, un peu plus peut-être,
c’est qu’une fois que vous avez lâché votre coup,
eh bien vous avez reculé vos limites
et il en reste quelque chose,
vous avez perdu certains des bénéfices de rester sans éjaculer
mais vous avez reculé certaines de vos limites
et cela reste ainsi en vous, vous avez gagné du territoire
et donc à chaque fois, un peu plus,
votre potentiel au plaisir, votre potentiel à l’émotion,
votre potentiel à la chaleur humaine,
votre potentiel à toutes les sortes d’extases, possibles et imaginables
augmente toujours plus
vos sensations deviennent plus riches, plus variées,
votre perception plus large, vos émotions, etc
grâce à la période d’abstinence que vous venez de finir
hier, sous les draps,
j’ai juste serré les cuisses,
enveloppé mes génitaux avec,
leur ai fait un petit nid bien chaud, bien enveloppant,
ai laissé mes hanches bouger lentement, lentement,
un mouvement lancinant quasi imperceptible
mais ce fut suffisant,
j’ai senti comme une pulsation géante naître en moi,
comme la vibration du souffle géant d’une baleine
m’envahissait
cela s’est établi dans mon bassin
puis a monté, monté,
a envahi tout mon tronc
puis mon cerveau
suis resté ainsi quelques instants, gémissant en continu,
une plainte de plaisir comme je les aime,
cela montait de mes reins,
cela captait au passage tout mon être
et cela sortait, cela était expulsé
par ma bouche comme une caresse ineffable,
entrait encore par mes oreilles
comme pour une lente pénétration de mon cerveau,
en stéréo, dans l’invisible
puis j’ai senti mes génitaux se liquéfier,
devenir comme de la lave incroyablement brûlante,
mes entrailles les ont suivi dans la délicieuse sensation de désintégration,
cela coulait sur mes couilles,
mes cuisses, mon ventre,
du sperme mâturé dans mes caves
pendant un peu plus d’un mois

