Je me suis toujours demandé pourquoi certaines femmes n’arrivaient pas à avoir plus d’orgasmes les uns à la suite des autres, et quels étaient les facteurs physiologiques qui empêchaient l’apparition de ces orgasmes multiples chez certaines femmes.
Le dernier article se concentrait sur l’analyse des orgasmes multiples et la vérification expérimentale de la réponse sexuelle telle que découverte par Masters et John en 1975. Pour cet article, j’ai eu la chance de pouvoir faire plusieurs expérimentations avec des amies dont une amie plutôt mono-orgasmique et une amie multi-orgasmique.
J’ai donc pu comparer les courbes de l’orgasme d’une femme très multi-orgasmique et d’une femme mono-orgasmique pour voir s’il y avait une différence dans la forme de la courbe.
Comparaison des orgasmes
Voici le graphique que j’ai pu générer pour comparer les orgasmes, l’échelle de temps est la même et l’échelle des contractions aussi.

Analyse de la phase plateau
On remarque que la phase plateau (c’est-à-dire la phase pendant laquelle l’excitation montre vers l’orgasme) est beaucoup plus « plate » dans le cas de la femme mono-orgasmique que dans le cadre de la femme multi-orgasmique.
Il y a des contractions des muscles d’intensité à peu près équivalents mais, la femme multi-orgasmique a des contractions qui sont de plus en plus fortes et les muscles se relâchent de moins en moins avec le temps (créant cette pente positive menant à l’orgasme).
Pour la femme mono-orgasmique, le relâchement des muscles est le même, créant une courbe ayant une tendance plutôt plate.
Analyse de l’orgasme
Le profil des orgasmes est très différent aussi.
Déjà, dans le cadre de la femme mono-orgasmique, l’orgasme se déclenche très rapidement, il n’y a pas de transition entre la phase plateau et l’orgasme. Il est très fort en deux pics, un premier pic suivi de contractions de moins en moins forte des muscles du vagin puis une très grosse contraction (plus forte que toutes les contractions de la femme multi-orgasmique) et enfin l’orgasme qui s’arrête après cette très grosse contraction.
Dans le cadre de la femme multi-orgasmique, il y a une vraie transition entre la phase plateau et l’orgasme par la montée douce, mais irrémédiable des contractions. Puis un orgasme qui est un peu plus long et des contractions extrêmement amples, fortes et plus rythmées. On constatera que le minimum du relâchement est plus bas que pour la femme mono-orgasmique ce qui signifie que les muscles pulsent davantage et sont par conséquent moins tétanisés.
Il n’y a pas non plus le gros pic que l’on observe dans le cadre de la femme mono-orgasmique.
Post orgasme
On remarque que sur les deux courbes, il y a juste après la fin de l’orgasme une contraction réflexe de plaisir.
Conclusion
Je ne sais pas si on peut tirer une conclusion sur une simple comparaison comme celle-ci, car l’échantillon n’est clairement pas assez important. Je vais continuer à faire mes expériences.
Je retiens cependant trois choses :
La première chose, c’est que les contractions du vagin lors de l’orgasme sont beaucoup plus fortes que la contraction maximale volontaire que mes cobayes peuvent faire. Ce n’est pas représenté sur les courbes. Pour cela, j’ai demandé à mes cobayes de serrer leur vagin au maximum au début de l’expérience puis, j’ai comparé ce pic avec le pic de contraction de leur orgasme. Il y a une grosse différence, c’est au minimum 30 % plus fort lors de l’orgasme que lorsque je leur demande de serrer de toute leur force.
La seconde chose est qu’il faut que je vérifie si je retrouve toujours le pattern « phase plateau très plate puis orgasme fort avec gros pic à la fin » pour les femmes mono-orgasmique. Et si le pattern « phase plateau montante et grosse amplitude de contraction des muscles du vagin » pour les femmes multi-orgasmiques se reproduit aussi.
La troisième chose, c’est qu’il faut que je vérifie si le pic de contactions des femmes mono orgasmique est toujours plus haut et fort que pour les femmes multi-orgasmique. Ce qui signifierait peut-être que l’orgasme étant plus fort, le corps déclencherait un processus de mise en repos.
À suivre dans de nouvelles aventures scientifiques et décadentes…
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