Témoignage : Ma première expérience libertine à Paris
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Publié le
12 juin 2020
Je suis vivante depuis 32 ans, corporelle depuis 33 ans, sexuelle depuis toujours. Je suis en couple depuis 15 ans, non exclusive depuis 2 ans, libertine depuis quelques jours, depuis que j’en connais les principes. Je les respecte, je les adore, je les chéris.
J’ai rencontré un homme sur Internet. C’est ma première fois. Ma première fois depuis 15 ans que j’ai rendez-vous avec un inconnu. J’ai senti que nous nous lierions. Il a proposé un bar, j’ai suggéré son domicile.
La rencontre : L’instinct et le premier regard
Nous nous retrouvons dans une gare parisienne. Je sais qu’il ne me faudra que quelques instants pour savoir si je veux me déshabiller chez lui. J’ai eu des appréhensions, nourries par les récits de mes amies sur les “consommateurs” ou les “lapins posés”. Mais il est là.
Un regard échangé et je sais que j’ai envie de lui. Nous traversons les rues de Paris, ville d’amour. C’est excitant et un peu dangereux, mais vivre, c’est prendre des risques. Arrivés chez lui, l’intimité de son appartement m’enveloppe. Je demande à prendre une douche, l’invitant à rester mais à détourner le regard.
La danse des corps : Une mise en scène sensuelle
J’ai enfilé des sous-vêtements sobres et un bandeau de tissu noir. J’ai décidé de danser pour lui. Je l’invite à s’asseoir et je m’allonge sur son lit. J’accueille la musique, la texture des draps, la tiédeur de l’air. Je suis là où je dois être.
J’ondule, je caresse mes jambes, je cambre mon dos. Je le regarde respecter ma cadence, sagement assis. Je lui demande d’ôter sa chemise. Je découvre son torse étroit, sa peau tannée qui a une histoire. Il me rejoint sur le lit. Son souffle chaud, son odeur, ses lèvres qui s’approchent… je n’offre pas ma bouche facilement, je me love d’abord dans son cou.
Écouter le silence
À un moment, un muscle de mon dos se froisse. Nous nous immobilisons. Je me souviens des paroles d’un professeur de danse : “Quand tu ne sais plus quoi faire, ne fais rien. Écoute. Arrête-toi. Sens.” C’est ce que nous faisons.
L’exploration : Découvrir une nouvelle peau
Je me déshabille, je le déshabille. J’aime la surprise d’un nouveau corps. Ses fesses sculpturales, son pénis majestueux, profilé comme une fusée. Il me prend délicatement dans ses bras.
Ses doigts glissent en moi. Le désir est tel que le plaisir est foudroyant. Il se souvient de ma sensibilité vaginale profonde et s’y presse. Je halète, je crie. J’oublie tout. Je suis éparpillée et étincelante. Les orgasmes se succèdent, je ne sais plus compter. Je finis par lui demander d’arrêter, de peur que mon cœur ne défaille de trop de jouissance.
L’échange : Donner et recevoir
Après un moment de tendresse, je décide de prendre l’initiative. J’explore ses oreilles, son cou, je respire son odeur mâle. Je descends sur son ventre vers son pubis.
Je lèche ses bourses amoureusement, je dessine leurs contours avec la pointe de ma langue. Son sexe danse en érection. Je prends soin de lui avec passion, avec inspiration. Sa réaction est vive, son corps se cambre. Je remonte vers le sommet de son sexe majestueux, accueillant son gland dans ma bouche chaude et généreuse. C’est beau, un homme heureux.
La pénétration : Millimètre par millimètre
Il enfile un préservatif. Il saisit mes jambes, mes chevilles sur ses épaules. Il me pénètre lentement, très lentement. Chaque millimètre est un délice. Puis, il donne un coup de rein. L’orgasme est imminent. Une onde de chaleur explose dans ma poitrine, fait vibrer ma nuque. Je hurle ma satisfaction.
L’après : Esprits et corps en harmonie
Nous restons allongés, satisfaits. Nous buvons un vin italien frais sur son sofa. Nous découvrons que nous sommes tous les deux thérapeutes. Nos esprits se rencontrent après nos corps. Nous rions de nos facéties intellectuelles.
Je grignote des noix de cajou, je les dispose sur mon corps, sur le sien. Le désir renaît, mutin et tendre à la fois.
Un dernier envol
Une nouvelle série de jouissances s’offre à nous sur son sofa. Une jouissance profonde, où mon corps se vrille. Je hurle mon bonheur sous les coussins jusqu’à l’abandon total. Ce sont nos derniers instants magiques avant mon départ.
Le retour : Gratitude et émotions
Il me raccompagne à la gare. Paris semble irréel. Je me sens au bord des larmes ; je sais que je tombe facilement amoureuse après de tels partages. L’ocytocine, l’énergie… je me connais et je m’accepte.
J’accueille la vie avec gratitude. Aujourd’hui est aujourd’hui. Merci à moi-même d’être vivante.