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BDSM & Kinks Temps de lecture : 5 Min

Témoignage : La bête en rut – Frustration, soumission et extase

Témoignage : La bête en rut – Frustration, soumission et extase

Auteur

Adam

Publié le

3 novembre 2023

Depuis quelque temps, mes amantes jouent et explorent ma frustration. Elles expérimentent différentes manières de faire sortir la bête en moi et de me plonger dans un état de rut profond.

Lors de sessions “kink”, une de mes amantes m’oblige par exemple à me masturber à ses pieds. Je dois regarder longuement son sexe exposé, elle étant installée dans un fauteuil, jambes écartées, juste en face de moi. Puis, elle m’ordonne d’approcher à quatre pattes pour le sentir, sans avoir le droit de le toucher et sans pouvoir continuer à me masturber.

Récemment, j’ai vécu une session particulièrement longue avec une autre amie libertine, véritable spécialiste de l’edging.

Qu’est-ce que l’edging ?

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le terme, “edger” vient de l’anglais et signifie littéralement “rester sur le bord”. C’est une pratique qui consiste à se (ou se faire) masturber jusqu’à arriver le plus proche possible du point de non-retour de l’orgasme, mais sans jamais le dépasser.

Le but est de créer un rush de plaisir qui monte sans exploser. Il faut ensuite laisser retomber un peu la tension sexuelle, puis recommencer, encore et encore…

Le plan machiavélique : me mettre en rut

Durant cette session, cette délicieuse amante a commencé par stimuler mes tétons, extrêmement sensibles, pour faire monter l’excitation. Elle a débuté une masturbation douce tout en bloquant mon corps sous son propre poids. J’essayais de la stimuler en retour, mais immobilisé par sa présence physique sur la moitié de mon corps, je ne pouvais plus bouger. Quelle frustration…

Cela a duré longtemps. De temps en temps, elle libérait mon corps pour s’occuper de mon sexe avec sa bouche, me griffait avec ses ongles ou me titillait les tétons. Puis, elle revenait me bloquer et me “edgeait” systématiquement. Elle l’a fait tellement de fois que j’en ai perdu le compte.

Petit à petit, j’ai été envahi par un sentiment animal que je connais bien : une envie de sexe qui devient une emprise totale, ce que j’appelle être en rut. En général, lors de mes précédentes expériences, nous nous arrêtions là. Mais avec cette amante, ce n’était que le début.

Masturbation et edging - Comment être en rut ? nouveauxplaisirs.fr

La métamorphose : de l’humain à l’animal

Toujours bloqué, incapable de bouger sous son poids, je subissais cette délicieuse torture. J’étais de plus en plus excité, envahi par une soumission grandissante. Je voulais tout faire pour qu’elle continue, pour qu’elle me mène enfin à la jouissance.

Légère au début, cette soumission s’est accentuée au point d’exploser. Elle me regardait ; j’essayais de l’embrasser, de la toucher, de la lécher, mais elle se refusait à moi. Je sombrais. J’étais à elle, prêt à tout.

Sous l’emprise totale de mon excitation, je n’étais plus humain. J’étais “bête”, j’étais hormones, j’étais pur plaisir. Elle posait son corps sur moi, bloquant mon sexe contre elle tout en stimulant mes tétons. Je luttais pour tenter de me masturber contre elle en bougeant mon bassin, sans jamais y parvenir.

Elle continuait, plongeant ses yeux dans les miens. À ce stade, je n’étais plus qu’un instinct de sexe.

L’apothéose d’une bête soumise

Elle a finit par dégager une partie de mon corps, laissant mon bassin partiellement libre. Tel un chien en rut sur la jambe de sa maîtresse, je me frottais frénétiquement à elle pour essayer de déclencher l’orgasme. Je ne contrôlais plus rien. Une part de moi ressentait une bribe de honte, mais tel un addict à sa drogue, je m’en moquais éperdument : je voulais juste qu’elle me branle à nouveau.

C’est alors qu’elle m’a regardé droit dans les yeux, me demandant ce que je voulais. Je ne pouvais plus parler, possédé par l’envie. Je l’ai suppliée de me masturber. J’aurais pu tout accepter, tout faire à ce moment-là. Elle a recommencé à me faire “edger” pendant de longues minutes. J’ai perdu toute notion du temps, dévoré par le plaisir et la soumission.

Puis, elle a accéléré, ses yeux rivés aux miens. J’ai écarquillé les yeux, le plaisir a explosé. Le point de non-retour était franchi. L’orgasme m’a littéralement ravagé. Je sentais les longs jets de sperme inonder mon corps, et j’avais envie que cela dure éternellement. J’aurais vendu mon âme pour rester suspendu dans cet état de jouissance cellulaire.

Le retour au calme

Enfin, le plaisir s’est retiré. La bête était apaisée, le souffle court, le corps recouvert de sperme et l’esprit abruti par les hormones du plaisir. J’ai fermé les yeux, prenant de longues minutes pour récupérer et retrouver l’usage de la parole.

Merci pour cette sexpérience chère amante. Je n’oublierai jamais cette sensation de rut absolu. Vous m’avez donné envie d’explorer davantage ma part animale, de voir jusqu’où ma bête peut être poussée. ❤️


Crédit : L’image d’illustration provient de l’artiste Drako. Vous pouvez découvrir son univers en cliquant sur ce lien.